Christian KAREMBEU :
" Je n'ai rien contre la nourriture ici. Il suffit de bien surveiller
ce que l'on mange. On ne peut pas critiquer. Moi, c'est ça, ma
façon de m'adapter, de m'intégrer, c'est d'essayer de
tout goûter au départ et voir ce qui est bien ou pas bien.
Comme partout, au départ, on ne connaît pas la culture,
on ne peut pas rejeter telle ou telle chose. Pourquoi vivent-ils ou
mangent-ils ainsi ? Par rapport à leur situation, à leur
terre, etc
On goûte d'abord et après on peut faire
la comparaison."
Frank LEBOEUF :
" Il faut vivre sa vie. Je n'ai jamais fait attention par rapport
à ce qu'on pouvait dire sur moi. Soit disant, je fais partie
de la ''jet set'', c'est des conneries ! Je ne sors pas beaucoup, on
ne m'a pas vu beaucoup dans les tabloïds à me retrouver
dans des boîtes de nuit ou pas parce que je n'y vais pas. Quand
on me voit dans des repas avec des gens entre parenthèses importants,
ça a toujours été pour des uvres de charité.
Ca a toujours été pour des enfants, et récolter
deux millions de francs dans une soirée, on ne peut pas me le
reprocher, c'était pour travailler, pour aider en tout cas. "
Robert PIRES :
" Londres est une ville que j'aime beaucoup. Il y a tout. On peut
y faire vraiment ce que l'on veut. Tout est ouvert, sept jours sur sept.
On a toujours quelque chose à faire. " Vivre ici après
le football ? Il ne sait pas. " J'apprécie beaucoup d'être
ici à Londres ".
Marcel DESAILLY :
" En dehors de Londres, on ne connaît rien, et encore, la
ville est tellement cosmopolite qu'on ne ''touche'' pas finalement le
vrai Anglais. Ce sont forcément des immigrés, qui sont
là depuis longtemps et qui se sont eux aussi adaptés,
et ça reste faussé. Il est donc difficile d'analyser mais
l'Anglais est disponible, l'Anglais est capable de faire la fête,
que ce soit dans les pubs. Leur culture est un peu différente
de la nôtre car ils sortent du bureau, au lieu de rentrer à
la maison, ils vont boire leur coup au pub, ils vont parler, parler...
Ils vont se mettre minables, ils rentrent après à la maison,
ils ont bien discuté et après chacun fait un peu sa vie.
Finalement, c'est difficile d'être ami avec l'Anglais. Il a son
noyau dur d'amis, que ce soit des anciens collègues de classe
ou des gens qu'il a rencontrés dans les premiers moments de sa
vie, et tous les autres ne sont que des relations. Ils ne vous donnent
à aucun moment la possibilité de rentrer dans leur vie
privée. Certes ils ont toujours cette disponibilité mais
à côté de ça, ils gardent cette distance
par rapport à vous, ce qui est bien. Car finalement, ils ne viennent
rien vous réclamer ni fouiner sur ce qui se passe chez vous.
Après le match vous arrivez à sortir et marcher dans la
foule. Ok, ils vous demandent des autographes mais il y a essentiellement
des enfants qui vous demandent ''s'il vous plaît'', l'approche
est complétement différente. "