Frank LEBOEUF (Chelsea, 1996-2000)
" Il ne fait pas oublier que quand je suis arrivé (en 96),
la livre était à 7,50 f. C'était la fin de la crise
mais ce n'était pas terrible. Londres est maintenant la place
financière du monde, tous ceux qui habitent à New York
et qui étaient à Wall Street viennent maintenant à
la City (la place financière londonienne). Je ne sais pas jusqu'où
ça va aller, est-ce que l'Euro, le Nasdaq vont se réveiller
? Ca risque d'exploser.
Pour l'instant, Londres est la place forte. La plupart des gens (français)
sont venus ici parce qu'ils ont eu la possibilité de gagner beaucoup
d'argent, et de payer moins d'impôts. Ca n'a pas été
mon cas car quand je suis arrivé j'ai discuté mon salaire,
payé en net, il n'y avait donc pas de question d'impôts,
je ne me suis pas posé la question. Ce n'était pas l'argent
Après on réalise : quand la livre était à
7,50 F et que maintenant elle est à 10,50 F, on se dit qu'on
a bien fait d'être en Angleterre. Quand on voit l'envolée
des prix, il vaut mieux être ici en Angleterre qu'en France, où
ça ne décolle toujours pas.
Ceux qui ont décidé de venir en Angleterre savaient pourquoi
ils le faisaient, comme la plupart des Français venant sont des
gens de la finance, il leur fallait être ''sur la place'', à
la City donc et quand ils rentreront en France, ils n'auront pas perdu
leur temps en Angleterre. "
Christian KAREMBEU (Middlesbrough, 2000-01)
" Je dirais fric-finance. Pourquoi ? Parce que l'Anglais a inventé
le business autour du football. D'ailleurs, les grands patrons, propriétaires
des clubs, sont multi-milliardaires. Pour eux, le foot est une passion
et autour de celle-ci découle un flot… du cash-flow !
Mais en même temps, c'est un pays où le business vient en premier. On
ne peut pas leur enlever. D'ailleurs le mot business est anglo-saxon.
La livre pèse vraiment sur l'Euro. Middlesbrough, qui possède évidemment
son propre site Internet, est d'ailleurs parmi les meilleurs d'Angleterre
en termes de merchandising, pour dire que nous aussi, on évolue bien.
Les penseurs (autour du merchandising) sont très forts ici en Angleterre.
Même chose avec la presse anglaise populaire, tout le monde essaye de
se faire un maximum d'argent.
De par mon parcours j'ai appris qu'autour du sport il y avait maintenant
les tabloïds. L'Espagne m'a harcelé. Ici, en Angleterre, je suis plus
tranquille. Ca fait quand même partie du fonctionnement anglais : c'est
impressionnant ! Quand on regarde certains articles, il y a peu à retenir
mais ça se vend. Encore une fois, c'est le business qui veut ça. C'est
leur façon de vendre. Ils savent vendre et consommer aussi ! ".
Rémi GARDE (Arsenal, 1996-99)
" On est forcément imprégné de ça
ici car la City tient une place très, très importante,
dans la ville, à la télé, dans les médias
avec les suppléments de journaux sur la finance. Ce domaine m'intéresse
mais j'avais vraiment l'impression que c'était un autre monde.
C'est resté très vague pour moi.
Le fric est très présent ici, il est un peu dédramatisé
dans la mesure où c'est un pays qui se rapproche plus des Etats-Unis
que de l'Europe. Le fric est présent ici avec le football et
les médias. "